Propos de Ablassé Ouédraogo dans Jeune Afrique : Des acteurs politiques condamnent

Propos de Ablassé Ouédraogo dans Jeune Afrique : Des acteurs politiques condamnent – Les propos de mon Alassé Ouédraogo constituent une erreur politique grave et inacceptable.

Il s’est perdu à la veille de son investiture et je regrette cet acte étrange qui va à l’encontre du contenu et de l’esprit de la charte et de la formation du parti politique.

Je pense à l’idéologie, au projet d’élaboration des politiques. Qu’est-ce que l’idéologie ?

Dérivé du grec “idée” qui signifie idée et “logos” qui signifie connaissance. C’est donc la science des idées et de la politique, ce sont les idées.

Ce n’est pas l’ethnicité, la religion, la race, pas l’argent, pas le chaos. Un homme politique doit avoir une vision, un port à atteindre et un chemin à emprunter et cela doit être une boussole.

Saint Exupéry l’a dit, ce n’était pas l’arc ou la flèche qui comptait. Ce qui compte, c’est la trajectoire.


En tant que leader politique, il faut, conformément à la mission d’un parti politique, informer et éduquer les citoyens sur leurs devoirs et leur sens de la responsabilité civique et ne pas exploiter les sensibilités ethniques ou religieuses pour accéder au pouvoir de l’État.

M. Alassé doit immédiatement retirer sa déclaration et présenter ses excuses au peuple burkinabé.

Ce que j’ai lu est devenu des déclarations attribuées à mon ami Ablasse, si c’est vraiment le cas, c’est triste. La religion et l’ethnicité ne peuvent pas être utilisées comme tremplins politiques.

C’est un suicide de les amener à atteindre des objectifs politiques.

Premièrement, notre constitution soutient la laïcité. Et la Charte des partis politiques et la Constitution interdisent les luttes de pouvoir fondées sur l’ethnicité et la religion.

Je pense que dans un contexte où nous venons de sortir de la rébellion, nous devons tout faire pour éviter ce genre d’abus. Nous sommes une seule et même personne.

Nous devons travailler de manière à éviter ce que nous voyons ailleurs comme des transgressions et qui ont mis les gens dans des situations difficiles.

Nous ne voulons pas que le Burkina Faso tombe dans un tel jeu déloyal. J’ai du mal à reconnaître cet Ablasse, qui est un de mes amis, avec des mots comme ça et si c’est le cas, c’est maintenant qu’il se calme.…