Situation nationale : Le ministre d’Etat, Simon Compaoré, à cœur ouvert

Situation nationale : Le ministre d’Etat, Simon Compaoré, à cœur ouvert – Ce premier contact avec la presse a permis au ministre de rejeter la contestation de son ministère et, en même temps, d’aborder certaines inquiétudes portant principalement sur la sécurité, sujet prisé depuis les attentats du 15 janvier.

Et sur cet aspect de la sécurité, le ministre en charge de la sécurité, Simon Compaoré, a assuré : l’Etat a pris ses responsabilités.

Ceci, selon lui, est d’autant plus important que la sécurité des personnes et des biens est la condition sine qua non de la relance de l’activité économique.

Tout en dressant un panorama des systèmes de sécurité mis en place dans toute la région, le ministre d’État reste convaincu que si la sécurité nécessite une grande quantité de ressources, de personnes, d’argent et de matériel, l’expérience a également montré que l’efficacité de la structure globale dépend du renseignement.

« Dans ce domaine, nous nous concentrerons sur le renforcement de la capacité opérationnelle de nos Troupes, ce qui passera bien sûr par la mise en place de mesures qui permettront l’adaptation des personnes et des équipements en fonction de l’évolution de la menace », a-t-il assuré.

Dans la dynamique sécuritaire imposée à l’État, la population est un « maillon important » et les « comités de vigilance » au sein desquels elles sont organisées ont débuté, selon M.

Compaoré, pour produire des résultats probants. « Désormais, la sécurité du territoire est de la responsabilité de chaque Burkinabé où qu’il se trouve ; n’hésitez donc pas à signaler toute information susceptible d’éclairer les Forces de défense et de sécurité via les hotlines disponibles ou en utilisant les moyens administratifs », a déclaré le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré.

Cependant, a-t-il noté, pour éviter les irrégularités, ce Panwaslu sera surveillé. Abordant indirectement le cas de l’association « KOGLE WEOGO », il a informé qu’une réunion s’était tenue pour harmoniser les points de vue afin d’éviter que ce genre d’initiative ne produise l’effet inverse. Pour cela, a-t-il expliqué, ces structures doivent avoir une reconnaissance légale, leur donnant des droits et des obligations. « C’est une initiative qui, au moment où nous parlons, est intéressante. C’est pourtant cette initiative qu’il faut canaliser ; former, contrôler, surveiller, etc. ».

Le ministre a de nouveau profité de l’occasion pour évoquer les Forces de défense et de sécurité, qui sont stationnées à travers le pays et dans des conditions difficiles. « Des militaires qui sont à la frontière, qui patrouillent tous les jours comme Dieu le fait, avec des moyens à bord. (…). Ils travaillent dans des situations très difficiles », a-t-il félicité, avant de souligner la volonté et la détermination de ces hommes et femmes qui ont dû relever le défi.…